20.05.2008

Education

C'est de la catégorie molle, que je fais, là. En fait je ne sais pas trop où je vais mais j'y vais.. je trouverais mon chemin en route.

Je vais parler de l'éducation... wouaaaah.. vaste sujet.

Par quel bout commencer? Déjà , je peux raconter que jeune, je savais tout. Oui, oui, je savais ce que je ferais avec mes enfants : pas comme ci, pas comme ça. Non mais!! j'ai des principes. ET de la tolérance. Et je veux du dialogue. Mais pas trop.

Voilà. C'était bien, hein?

Après, j'ai eu des enfants.

C'était plus si simple, hé hé.

Maintenant, mes enfant sont d'âge moyen. Et moi, j'ai réfléchi. Je deviens à la fois de plus en plus cool et plus militaire.

En gros, l'idée qui sous -tend mes rapports avec mes enfants, maintenant, c'est que eux font ce qu'ils veulent, dans un certain type de limites, et avec un certain nombre d'obligations : ils doivent étudier convenablement, se tenir bien, faire des trucs dans la maiso, etc. Mais je me contente de gérer ça de loin, du moins j'essaie.

Je me suis rendue compte que les parents mettent trop de choses sur la tête des enfants : en particulier la réussite scolaire, preuve de la réussite de l'éducation. Je ne dis pas qu'il ne faille pas y attacher un peu d'importance, mais les enfants premiers de la classe pour leur maman, ce n'est pas sain. J'aimerai avoir un enfant premier de la classe pour lui-même... Mais non. j'en ai un "bon élève tout seul", et j'en ai un "joyeux fumiste". Celui-là me donne l'occasion d'exercer ma tolérance. Pas toujours facile.

 

15.05.2008

L'enseignement à tirer de la fréquentation du vieux con

Oui, c'est pas le tout de fréquenter des cons, faut que ça serve.

Moi j'ai un programme : apprendre à faire fuir les inconnus.

Objectif : rester au moins un an sans amis.

Note au passage : je n'ai jamais réussi, je rencontre toujours des gens et je dois être naturellement aimable. Donc les gens me trouvent sympa.

Alors que je ne le suis pas, merde, je suis chiante et je me crois supérieure aux autres.

Alors, le vieux con. Ceux dont je parle ont d'abord été aimables, peut-être parce qu'ils croyaient que j'étais comme eux? Enfin que je le serais, malgré mon étrangitude?  De toute façon, il faut d'abord ne pas être aimable.

Ne pas être aimable : comment faire?

C'est pas facile, car j'ai eu une éducation qui fait que d'abord je souris quand je rencontre quelqu'un (c'est réflexe : je suis contente de rencontrer quelqu'un, alors paf je souris), ensuite je parle avec une voix aimable et un peu aigue, (ah Oui? Ah vous aussi? Moi aussi j'ai deux enfants!!!), je m'intéresse aux gens (je suis curieuse) voire je dis (c'est quasi un réflexe) qu'on pourrait se revoir, hein, pourquoi pas?? Les gens disent oui, on prend nos tel et on se revoit.

Mais peut-être pas dans une grande ville.

Mais la communauté expat doit être toute petite.

Bon, quoiqu'il en soit. Les solutions :

  • Arrêter de  sourire? pas cool, j'ai le visage qui fatigue, ça va vraiment me donner une trop sale gueule.
  • La voix : alors là oui. Je sais que j'ai tendance à avoir une voix trop gentille et aigue. Je pourrais me taire plus, ça en reposerait certains, et parler en baissant la voix, et en contredisant mes interlocuteurs, qu'en général je laisse dire parce que je m'en fous : d'où vient qu'ils me trouvent sympa, alors qu'en fait je ne suis pas  d'accord avec eux, mais ça me fatigue de polémiquer.
  • Poser des questions aux gens : oui, et même plus. ça m'apprendra à ne pas me faire avoir. En particulier les gens qui prétendent avoir fait des tas de choses, il faut que je cherche à les coincer. La fréquentation de deux mythomanes m'a rendue prudente. Il suffit de poser des questions, et de réagir à la moindre incohérence.
  • Prendre le tel : oui et non. Certes, si on prend le tel de la personne, on sera amené à la revoir, ou elle risque elle aussi d'appeler... Alors, il faudra refuser toutes les soirées juste "entre copains" : on n'est pas copains : ça évitera d'être piégé dans des mondanités, et de revoir des gens qu'on n'a pas envie de voir, et aussi d'être grossier : ne pas rendre une invitation, moi ça me fait quelque chose. Donc, n'accepter que les sorties genre ciné ou expo, dans laquelle il y a un autre but que la rencontre, au moins on ne perd pas son temps totalement.

Etablir cette liste me donne l'impression de me fermer, j'aime pas.

La solution, ce serait peut-être d'être nature, et de dire des tas de conneries, pour faire fuir les gens trop conventionnels. c'est pas mal, mais ça fait venir les non-conventionnels, et ça peut aussi être pénible...

Dur d'être misanthrope. 

14.05.2008

Champagne

J'aime le champagne. Et d'une façon générale tous les trucs à bulle, sauf le mousseux de trop basse catégorie. J'aime, c'est frais c'est léger, on peut tout faire avec,  et quand on en offre aux gens, ça met dans leurs yeux une lueur qu'aucun autre alcool n'allume. Ils commencent à sourire et disent : "qu'est-ce qu'on fête?" Oh, certes, c'est atrocement conventionnel, mais c'est fort sympahtique.

D'autre part, le champagne a donné à Jacques Higelin l'occasion de faire une ùmagnifique chanson, l'une de mes préférées, dont je donne ici le texte, histoire de meubler.

 

 

Champagne

by Jacques Higelin

Album: "Du champagne pour tout le monde, du caviar pour les autres"

   La nuit promet d'être belle Car voici qu'au fond du ciel Apparaît la lune rousse. Saisi d'une sainte frousse, Tout le commun des mortels Croit voir le diable à ses trousses. Valets volages et vulgaires, ouvrez mon sarcophage Et vous, pages pervers, courrez au cimetière. Prévenez de ma part mes amis nécrophages Que ce soir, nous sommes attendus dans les marécages. Voici mon message : Cauchemars, fantômes et squelettes, laissez flotter vos idées noires Près de la mare aux oubliettes, tenue du suaire obligatoire. Lutins, lucioles, feux-follets, elfes, faunes et farfadets Effraient mes grands carnassiers. Une muse un peu dodue me dit d'un air entendu : " Vous auriez pu vous raser. " Comme je lui fais remarquer deux-trois pendus attablés Qui sont venus sans cravate, Elle me lance un œil hagard et vomit sans crier gare quelques vipères écarlates. Vampires éblouis par de lubriques vestales, Égéries insatiables chevauchant des Walkyries, Infernal appétit de frénésie bacchanales Qui charment nos âmes envahies par la mélancolie, Satyres joufflus, boucs émissaires, gargouilles émues, fières gorgones, Laissez ma couronne aux sorcières et mes chimères à la licorne. Soudain les arbres frissonnent Car Lucifer en personne Fait une courte apparition, L'air tellement accablé Qu'on lui donnerait volontiers Le Bon Dieu sans confession, S'il ne laissait, malicieux, Courir le bout de sa queue Devant ses yeux maléfiques Et ne se dressait d'un bond Dans un concert de jurons, Disant d'un ton pathétique Que les damnés obscènes Cyniques et corrompus Fassent griefs de leur peines À ceux qu'ils ont élus, Car devant tant de problèmes Et de malentendus Les dieux et les diables En sont venus à douter d'eux-mêmes (Dédain suprême). Mais, déjà, le ciel blanchit. Esprits, je vous remercie De m'avoir si bien reçu. Cocher, lugubre et bossu, déposez-moi au manoir Et lâchez ce crucifix Décrochez-moi ces gousses d'ail Qui déshonorent mon portail Et me chercher sans retard, l'ami qui soigne et guérit la folie qui m'accompagne Et jamais ne m'a trahi : Champagne...