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11.05.2008
Testé pour vous : le vieux con
Depuis peu j'expérimente en live direct et avec ô combien de stupéfaction la fréquentation du vieux con.
Il s'agit d'un singulier générique, au moins cinq vieux ou vieilles con(nes) m'entourent.
Je veux parler des autres résidents de mon immeuble. A l'exception de ma voisine, sur le même palier que moi, et que j'ai fui dans mon obsession antisociale, mais dont je dois reconnaîtree qu'elle est sympa, mon immeuble est un immeuble de vieux.
Et cette ville est une ville de facho. Des vrais fachos, un dictateur local est parti de là il y a 70 ans pour prendre le pouvoir. Ils sont de beaux restes.
Donc, de vieux fachos.
Ils n'aiment visiblement pas les jeunes, ni les étrangers. C'est vrai que c'est pas de bol pour eux.
Typologie :
- la pomponnée rose. Barbie XVIème, version Troisième âge. Pantalon, veste généralement dans les roses, de type Chanel, talons BCBG, maquillée, rutilante de bijoux, avec unenette tendance kitch. Couleur favorite : rose.
- La pomponnée sobre. Plus sobre, plus m ode, moins kitch. Couleur favorite : rouge.
- Le vieux sérieux. Il a eu un poste important, il ne l'a plus mais il est toujours sérieux. Pantalon de costume, chemise ou polo, pull discret. Fait la gueule.
- Le vieux artiste. Délicat, raffiné, musicien, peintre, plus gracieux, mais tout de même effrayé par mon menaçant mètre soixante.
Au début, ils étaient tous aimables et très souriants. Maintenant ils font tous la gueule.
Je leur dis bonjour systématiquement, et non seulement bonjour, mais avec sourire et pleins de mots que je leur projette à la figure dans ma maitrise imparfaite de leur langue. Mon amabilité brouillonne les pétrifie. Avez-vous remarqué comme il est difficile, quand on veut être bien éduqué, de faire la gueule à quelqu'un qui vous parle en souriant et avec enthousiasme?
En fait, cela fait déjà deux ans que j'utilise la suramabilité comme une arme : je trouve ça positif et assez jouissif : les gens sont toujours touchés quand on est aimable avec eux. ça permet de dériver l'agressivité sur autre chose, et quand on case une vacherie au milieu des trucs sympas, on a la joie de voir qu'ils ont du mal à comprendre que c'est une vacherie, ou alors ils comprennent, mais lentement, et réalisent alors qu'on se fout de leur gueule...
La vengeance est un plat qui se mange froid....
Mais parfois j'oublie d'être désagréable.
Alors ils gardent de moi un souvenir sympa.
Je me console en me disant qu'à défaut d'être méchante, je suis au moins hypocrite.
12:47 Publié dans J'aime personne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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