02.06.2008
Déménagement
J'ai déjà fait le vide il y a une année. N'empêche qu'on accumule. Je me retrouve à analyser le contenu de mes tiroirs, qui me frappe à chaque fois par sa très relative utilité. A-t-on besoin de tout cela?
Tout dépend, naturellement, de ce que l'on entend par besoin. Avec tous ces changements, j'ai besoin, moi, de m'entourer et de savoir que les enfants ont de quoi passer leurs premiers mois ; encore que cette fois ils parlent la langue, et je sais qu'ils se feront des mais dans les parcs, pas comme l'année dernière où la langue faisait barrière. Mais je trouve bon, commode et rassurant pour eux d'avoir dans le nouvel appartement des jeux qu'ils traînent depuis des années.
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31.05.2008
Mon île
Mon île s'appelait l'île de Hasna.
Le ciel y est bleu. Les maisons blanches, à toits plats. Beaucoup d'immueubles hétéroclites, en ville.
L'été, il faut chaud, mais doux, car il y a du vent : sauf quand la Kalima, le vent du désert, souffle. Là, l'air devient brûlant pour deux ou trois jours, c'est affreux, et ce vent déssèche tout, c'est un vent de mort.
Mais le reste du temps, c'est un pays de douceur, de bleu, de bougainvillers, de sourires.
D'indolence, aussi. Les jeunes filles ne portent plus de robes elfiques et flottantes, comme ce fut le cas en des temps reculés ; mais des jeans et des t-shirt extrêmement ajustés. Pourtant leur démarche porte encore la marque des robes elfiques et des voiles multiples.
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26.05.2008
Ailleurs
J'ai vécu dans un pays hors d'Europe. Je suis bien ennuyée pour en parler, parce que ce pays est d'une culture controversée en ce moment et je voudrais bien en parler d'une façon qui ne donne pas prise à la controverse.
Non que je veuille pas critiquer.
Si si je veux critiquer, non mais.
Mais je sais bien comment la critique peut-être entendue par certains. Pour certains, la conclusion de mes observations serait :" ah, ces gens-là, de toute façon, ils ne savent vivre que comme ci ou comme ça, ils sont menteurs, ils sont voleurs, ils sont paresseux...."
Et pour d'autres, on me dirait :"Mais dis donc, toi, tu te crois encore aux colonies?"
Les deux me foutent en rage.
Je veux pouvoir parler librement, sans ces putains de préjugés.
Alors je vais inventer un pays. Juste pour moi. Celui qui comprend, bien... Celui qui pige pas, bien...
Ce pays, que j'ai quitté, je ne le regrette pas, et en même temps je l'ai en moi comme une douleur. Je me suis mise à l'aimer, alors que je ne le voulais pas. Les choses ne sont pas si simples.
Nous dirons que c'est une île. Alors je pourrais parler de l'île.
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